Numéro 1

Tout est masque ! C’est bien connu. Masque social, Masque familial, Masque idéologique, Masque dissimulateur, Masque révélateur, Masque anonyme … Et nous ? Et moi ? Le Moi ? Le vrai de vrai ? Existe-il seulement ? Et si vous n’étes pas d’accord, et si vous êtes devant la lumière lucide de votre condition, passez votre chemin. Laissez moi à ma médiocrité. Partez, je vous dis.

Combien de masques portons nous dans une seule journée : devant sa conjointe, face à son patron, avec ses amis, devant son miroir ? Oui, anonymes hypocrites. Mensongers lucides.

Je sais ce que vous me direz du haut de votre condescendance ! Vous qui êtes restés malgré mes recommandations. Que Moi, je suis. Que moi, je sais. Que de vous à moi, moi, je me connais. Connais toi toi-même, connard.

Supposons un instant, que le néant nous guette, nous, pauvre mortel, une fois les masques ôtés de mon soleil. Et si, les masques n’étaient en réalité que des visages superposés ? Indentités meurtrieres.

Qu’il est doux, l’anonymat des foules pour la barbarie collective. Qu’il est utile l’anonymat des corps pour l’élevation idéologique. Bat sans mobile. Justicier masqué. Enfoiré à découvert.

V comme vendetta, A comme anonymous, Z comme zorro.

Masque social. Comment allez vous monsieur Bernard ? Je vais bien, madame, et vous ? Je vous souhaite une belle journée. Qu’il en soit ainsi pour vous. Fumisterie ! Hypocrisie ! Oh oui, bien sûr, je ne dis pas que cela ne soit pas sincère, je dis que cela n’est pas pensé -hormis exception, cela va sans dire.

Sois le masque de la notoriété. Confonds toi avec lui. Sois véreux comme le politicien. Souris. Te voilà déjà en train de te morfondre. Qui suis je ? Lasses lamentations. Demain, tu continueras sans vergogne et sans classe ta douce comédie. Oui. La vie est une scène de théâtre. Le théâtre programmé pour la télévision : Le genre médiocre. Cygne noir.

Je masque ma peine. À chacun ses problèmes. Je masque ma joie. À quoi bon faire envie. Je masque ma colère. N’est ce pas là civilité ? Je masque ma bestialité pour faire place au pantin civique. Parfois, je m’insurge en façade. Derrière mon écran, les masques tombent. Quand on vient sonner à ma porte, je dis que mon compte FB a été piraté. L’honneur est sauf. La médiocrité saine.

Je dissimule mes défauts par peur qu’on me reconnaisse. J’érige mon personnage en homme de qualité. Jamais défaillant. Je suis parfait. Tu plussoies. Je plussoies. Il/elle plussoie. Je pianote sur le clavier virtuel de ma tablette. Je selfie moi-même : voilà mon masque d’aujourd’hui. Narcisse.

Le soir, je me démaquille. Je m’allonge sur mon lit. Je songe à mes mensonges. Je coule dans mes songes. Un jour je serai moi ! Sans artifice.

Pari perdu. Mais je ne le sais pas encore. Tout est masque.

Yas Munasinghe

Le spectacle du pouvoir

anonyme

Libre expression : « Le masque »

Libre expression : « Le masque » par Viviane Maciejewski

Drishti Gombe

Si tu trouves que ce masque fait un peu peur, rassure-toi vite : le Drishti Gombe est ton ami.
Du moins c’est la croyance populaire en Inde, et notamment dans le sud du pays. En effet, ce masque est sensé chasser les esprits malveillants et protéger du mauvais oeil. On le retrouve accroché au-dessus des portes d’entrée des maisons, sur les bâtiments en construction (de peur qu’ils ne s’écroulent avant d’être finis), et sur presque tous les camions (très colorés par ailleurs). Alors si toi aussi t’as une Ferrari et que tu veux éviter qu’un passant jaloux ne te la raye par accès de vengeance malsaine, accroche vite ton Drishti Gombe sur ton pare-choc.

J’ai voulu te raconter son histoire à ce drôle de masque. Trouver d’où vient cette tradition, qui il représente exactement parmi les milliers de dieux et démons rattachés à l’Inde. Quelle présomption de ma part ! Hé oui, il y a un hic : pas de trace de son histoire à notre ami Drishti.
La toile virtuelle ne m’apportant pas de réponse, j’ai contacté d’éminents spécialistes de l’Asie du Sud-Est, chercheurs au Etats-Unis (j’te jure, c’est pas une blague). Nenni. Que dalle zéro patate comme dit ma mère. La tradition semble se perdre dans la nuit des temps.
Un contributeur d’Iségoria m’a informé que ses parents, Sri-Lankais, possédaient également un masque assez ressemblant, et ayant la même fonction. Il semblerait que les fameux masques de Bali aient eux aussi de grandes similitudes. Ceci pourrait s’expliquer par la forte influence passée des Hindous sur leur continent.
Il est possible que les Drishti Gombe soient inspirés de Narasimha, le dieu mi-homme mi-lion, chassant les démons. A moins qu’ils ne soient eux-même des représentations de démons…
En tous cas ce qui est sûr, c’est que malgré ses grandes dents et sa tronche en colère, il est sympa Drishti. Tu peux donc voir ce masque comme un gros toutou bienveillant et protecteur, un peu flippant pour les autres. Mais avec toi, il est gentil.

Parvati

masque

Grégory Pouillat

Marquarade

Jean-Marie De Haro

Interview – Joe Vitterbo

Joe Vitterbo est un artiste touche-à-tout. Connu pour ses créations musicales, du bon hip hop instrumental comme dans l’temps, il aime bien dessiner aussi. Et il a raison, parce que c’est excellent. Ses “Gueules cassées” sont imprégnées du moment où elles ont été couchées sur le papier brouillon. Elle dégagent une grande énergie, de la poésie et de la tendresse aussi, toutes en couleurs mélancoliques.
Enfin, moi, je kiffe.
Alors voilà, je lui ai posé quelques questions. En plus il est sympa Joe, il a répondu vite à mon mail, alors que j’étais grave à la bourre. Merci !

Salut Joe ! Perso je ne connaissais pas ton travail, je découvre et je dois dire que j’accroche bien à ton univers. Tu peux raconter un peu qui tu es ?

Joe Vitterbo est le futur que tu as laissé derrière toi, un antihéros du monde de demain venu du passé. Et accessoirement une grande gueule de loser, personnage d’un film d’anticipation des années 70, qui avance désormais masqué pour s’adonner dès que possible à la musique et au dessin avec un goût assumé pour l’amateurisme, l’artisanat, le détournement, le recyclage et l’autonomie.

… et comment tu en es arrivé là ?

A un moment j’ai pris à gauche parce q’un truc m’a attiré l’oeil, et depuis j’ai continué tout droit… C’est un parcours que je n’ai pas réfléchi, j’ai l’impression d’arpenter le même chemin depuis qu’adolescent je me suis retrouvé avec une basse dans les mains et que j’ai découvert les Humanoïdes Associés. La musique, la BD et les images ont toujours fait partie de mon univers, c’est un héritage plus qu’une conquête… Je n’ai jamais pris le moindre cours, ni d’instrument ni de dessin, j’avance en autodidacte et de façon totalement empirique. Peu à peu, ça finit peut-être par ressembler à quelque chose, mais je ne saurais pas te dire à quoi…

De la musique à la peinture en passant par la photo, tu semble toucher à pas mal de choses : quel lien fais-tu entre ces différentes pratiques ?

Le lien c’est l’envie de faire par soi-même et d’expérimenter des façons d’exprimer les choses. Là encore, je ne me pose pas de questions, je sais simplement que je n’ai pas envie de me définir par le biais d’une discipline unique et exclusive… Touche-à-tout expert en rien, ça me va pas mal. La musique et le dessin, dans cet ordre, restent quand même les deux principaux médias que j’utilise. J’ai un rapport plus anecdotique àla photo, à la vidéo ou à la sérigraphie.

J’ai eu l’impression en me baladant sur la toile que tu es plutôt reconnu pour ta musique, tandis que tes productions en tant que plasticien semblent se faire plus discrètes. C’est volontaire ?

J’ai une expérience plus longue, plus conséquente et plus aboutie en terme de musique.  Et j’ai surtout plus l’habitude de rendre ce travail public par le biais des concerts ou des disques, je maitrise beaucoup mieux ce réseau. Mon rapport au dessin est plus intime, plus spontané, moins « planifié » et beaucoup moins régulier. C’est d’abord un exutoire personnel, qui n’avait pas forcément vocation à être montré sinon un peu par hasard à quelques personnes de mon entourage. Ce sont ces personnes qui m’ont convaincu de monter ma première expo ou de créer une page dédiée sur mon site. Mais j’ai encore du mal à considérer que mes « gueules cassées » puissent avoir un quelconque intérêt esthétique aux yeux des autres. Je manque de recul, j’ai le sentiment d’être balbutiant et de réapprendre constamment… Et c’est aussi une question de temps, tout simplement.

Que racontent-elles tes « gueules cassées » ?

Je ne sais pas. J’ai l’habitude de dire que ce sont des autoportraits sans miroirs. Quand je pose mon pinceau sur une feuille, je suis dans un certain état d’esprit mais je n’ai aucune idée de ce que je veux représenter, sinon un visage la plupart du temps. Ce sont des gestes irréfléchis et spontanés, du ressenti, quelque chose de très rapide. Et parfois le hasard fait bien les choses, dans le sens où il m’arrive de constater que quelque chose me touche dans le regard ou l’expression globale du personnage. Je ne reviens jamais sur un dessin, soit le geste est réussi, soit il ne l’est pas.

C’est quand ton moment idéal pour peindre ?

L’été, parce que je ne chauffe pas l’atelier… C’est assez souvent le matin, quand je sais que j’ai un peu de temps devant moi et la possibilité de ne penser à rien. Mais je ne décrète pas le « bon moment », j’attends que ma main s’impose, prenne le pas sur mon cerveau et me fasse comprendre qu’il est temps que j’extériorise. Dans ces moments là je peux noircir des dizaines de feuilles, un peu frénétiquement, jusqu’à ce que la connexion soit de nouveau interrompue ou que je prenne conscience du fait que je suis en train de dessiner. Quand je comme à y réfléchir, c’est qu’il est temps d’arrêter.

Pourquoi le papier brouillon ?

Justement parce que j’ai un rapport frénétique au truc et que je ne suis pas, au moment de peindre en tout cas, dans une démarche de finalisation de quoi que ce soit. Mais j’ai peu à peu délaissé le papier brouillon et les versos d’affiches pour me rabattre sur des feuilles blanches, notamment depuis que j’accepte un peu plus de montrer voire de vendre mes dessins…

J’ai aperçu parmi tes photo quelques clichés de street art. Il t’arrive toi-même de coller ou peindre dans la rue ?

Non, en tout cas plus maintenant. Adolescent au début des 90’s, j’ai été marqué par le graffiti, qui a été ma première porte d’entrée dans la culture hip-hop. A 14/15 ans je me prenais pour un tagueur et je m’essayais au graff en tentant de pomper des gars comme Mode2 ou Bando, dont j’ai découvert le travail en grande partie grâce au bouquin « Paris Tonkar ». Je me souviens aussi de Speedy Graphito et des pochoirs de Miss Tic. Parallèlement je découvrais Keith Haring, Basquiat… Et puis un jour, la gendarmerie a appelé à la maison…

Quand j’ai découvert tes dessins, j’ai immédiatement pensé aux dessins de Giacometti, hélas trop peu connus. Un hasard ou une inspiration assumée ? Des influences en peinture ?

Je suis honoré que ça ait pu t’y faire penser, ne serait-ce qu’un quart de seconde ! Mais c’est un hasard, dans le sens où encore une fois rien n’est conscient dans mon rapport au dessin. D’une façon générale, il n’est pas rare que je sois plus attiré par les croquis et les esquisses que par la version définitive d’une œuvre. De la même façon, en BD je vais souvent trouver le noir et blanc plus évocateur : les coups de crayons de De Crecy, les contrastes de Larcenet, les paysages urbains de Tardi, le côté punk de Matt Konture… Bon ensuite, il y a Franquin et Chaland… Je ne sais pas si j’ai des influences en peinture mais j’ai de l’admiration. Voir par exemple le Jardin des Délices, Guernica ou un Caravage en vrai, ça fait toujours frissonner… Je me souviens aussi d’avoir été impressionné en visitant ma première expo de Yan Pei Ming. Ca me parle un peu moins aujourd’hui mais j’avais aimé ses formats énormes, les détails qui émergeaient de ses coups de brosses, sa gestion des contrastes et de la matière, son acharnement à peindre des visages…

On te découvre (presque) uniquement masqué. Pourquoi ? Il se passe quoi quand tu portes un masque ?

C’est très confortable d’avancer masqué ! J’ai coutume de dire que Vitterbo est moins timide que moi. Lui ose diffuser sa musique ou montrer ses dessins… J’ai ressorti ce moulage quand j’ai commencé à réfléchir à la promo de mon album précédent. J’avais envie de promouvoir ma musique mais pas de montrer ma gueule. J’avais déjà sorti mes deux premiers disques en m’amusant à cultiver un certain anonymat et j’ai simplement voulu pousser un peu plus loin la logique en essayant de créer le personnage qui correspondait au pseudo. Puis je me suis pris au jeu. Aujourd’hui, un peu paradoxalement, c’est ce masque qui permet d’identifier Vitterbo.

Un cochon, une poule, une grenouille, un moulage (de ton visage ?) en plâtre… Comment choisis-tu les masques que tu portes ?

Je t’ai parlé de mon amour pour le recyclage et la récupération…J’utilisais les masques d’animaux dans un autre projet musical éphémère, collectif celui-là. Quant au moulage, j’aime l’idée que ça reste moi. C’est un masque de mon propre visage, mon double en plâtre réalisé il y a plus de quinze ans … Encore une fois je n’ai donc pas réellement choisi, j’ai accepté et utilisé ce qui se présentait à moi.

La seule photo de toi avec ta vraie gueule (pas masquée et fort heureusement pas cassée) qu’on trouve sur internet, c’est un article de presse sur ton expo au Bazar Café (Mâcon) en octobre 2013. Est-ce que c’est le fait de dévoiler tes dessins de « gueules cassées » qui a permis de te révéler à visage découvert ?

Non, je suis simplement tombé dans le piège ! J’étais en plein accrochage, le bonhomme est arrivé, m’a posé deux questions, m’a dit  « mets toi là » , a pris une photo puis est reparti. C’est quand j’ai vu l’article dans le journal que j’ai réalisé. Je m’en flagelle tous les jours depuis, en me languissant que cette image se perde dans les profondeurs du web…

Il me semble que tu travailles sur un nouvel album, « HATE, INDIVIDUALISM, FEAR & HAVIN’ GUNS ». Quand pourra-t-on l’écouter ?

Il est fini, il ne me reste que quelques détails à régler. Il sera donc disponible a priori avant le mois de mai en version numérique. Je prépare une sortie physique en CD qui arrivera un peu plus tard, le temps de le faire presser et surtout de finaliser la pochette que je vais cette fois encore sérigraphier à la maison.

A quand une expo avec ta musique en live ?

Je ne sais pas. J’ai envie d’associer image et son, c’est vrai, mais je ne suis pas sûr que ce que je fais en musique corresponde aux gueules cassées, et inversement. Si je décide de mettre en musique une future expo, je pense que ce sera une création originale, certainement dans l’état d’esprit de ce que j’ai pu faire avec « Blind », mon deuxième album, très brut, bruitante et ambiant. Et si je choisis d’associer des images à « HATE, INDIVIDUALISM, FEAR & HAVIN’ GUNS », je m’orienterai certainement plus vers la photo ou la vidéo.

D’autres évènements ou projets à venir ?

La sortie de l’album me prend beaucoup de temps. Mon autre « moi », celui sans le masque, travaille aussi sur d’autres projets assez chronophages, en groupe, avec disques et tournées en préparation… Mais si tu veux un scoop qui causera peut-être à deux-trois personnes, je peux t’annoncer aussi bosser sur la sortie d’un deux titres posthume de Dupek, à paraître en vinyl sur un split avec Royal McBee Corporation… En terme de dessin, je ne désespère pas de trouver le temps de mettre à jour mon site avec quelques nouvelles gueules cassées. Ca me permettra peut-être de me remettre le pied à l’étrier pour de futures expos. J’en ressens l’envie et je crois avoir la matière, reste encore une fois à trouver le temps et l’énergie nécessaires…

Son site web :
https://joevitterbo.wordpress.com/

Un extrait de son nouvel album :

Parvati

masque

Klaus

masque

Munasinghe Yas

Masque

Maxime NOYON

Interview : Nicolas Duval

ISEGORIA  : Tout d’abord, pourrais-tu te présenter en quelques mots?

NICOLAS : Je suis une personne très rêveuse, qui s’éclate comme un enfant en ayant les réflexions et l’apparence d’un adulte, de nature plutôt zen et timide.

ISEGORIA : Pourrais-tu nous définir ce qu’est le cosplay ?

NICOLAS : Le cosplay consiste à se mettre dans la peau d’un personnage de film, de manga, bande dessinée, jeux vidéos…C’est une tradition entre fans venue du Japon, et qui prend sa racine du nom dans les mots « costume » et « playing », ce qui pourrait se traduire grossièrement par porter le costume et jouer le personnage.

ISEGORIA : Comment es-tu tombé dans cette passion ?

NICOLAS : Je suis très passionné de mangas, et tout passionné se doit de faire une convention au moins une fois dans sa vie. Je vais à Japan-Expo depuis ses débuts, et à chaque fois que je voyais les costumes qui étaient magnifiques, j’avais envie de faire pareil, mais à cause de ma timidité je n’avais jamais osé jusqu’à maintenant. Je me suis lancé dans mon premier cosplay, mais il n’était pas très réussi et plutôt très simple. Là, je me suis dit que la prochaine fois, il me faut des accessoires, comme une grosse épée, armure…Mais le temps consacré à les faire m’avait pris beaucoup plus de temps que je ne le pensais, et au final le résultat était mieux que le dernier, mais pas encore satisfaisant à mon goût. Par contre, à ma grande surprise, ma timidité s’était carrément envolée dans mon costume, je pouvais parler à la première personne qui venait sans avoir une once d’hésitation! Le costume que je fais cette année sera plus abouti vu que j’ai plus de temps pour la fabrication…Je pourrais dire que le cosplay réuni en soit mes passions : le dessin pour les plans du costume, l’électronique pour la mise en place des leds, la robotique pour faire des animatronics eyes, moulage et conception, sculpture, porter le costume une fois fini et …le jouer, c’est devenu un bonheur pour moi. Je m’évade complètement et plonge dans mon monde fantastique.

ISEGORIA : Qu’est-ce qui, selon toi, fait un bon costume ?

NICOLAS : Un bon costume ? il peut y avoir les « beaux costumes », mais les personnes à l’intérieur sont statiques, incapables de correspondre à leur personnages. Et il peut y avoir des costumes « simples », mais les personnes déguisées jouent leurs rôles à fond. Pour moi, un bon cosplay est surtout une personne qui se sent bien dans son personnage. Si elle est mal à l’aise, ça se voit. Mais c’est vrai que si le costume est bien travaillé et que la personne joue bien son rôle, alors c’est top!

ISEGORIA : Quelle est la finalité du cosplay? Quelles sont tes motivations ?

NICOLAS : On a tous une finalité différente, autant que les personnes sont tout autant différentes. Je dirais que pour la mienne, c’est de me mettre dans la peau de mes personnages préférés, ceux que j’aimerai être, et ma motivation pour cela est de voir que ma timidité se réduit au fur et à mesure que je porte des costumes, un très bon point pour moi

ISEGORIA : Que penses-tu du déguisement de manière générale et du masque ?

J’aime le déguisement et les masques, mais plus dans leurs formes les plus complexes. Juste un habit de Batman acheté me plairait moins que sa combinaison qu’on aura fait soi-même. mais le fait de se mettre dans la peau d’un personnage qu’on aime me rend fort et fier, et permet de « m’évader ».

masque

Za